Déclaration liminaire de la CFDT-CULTURE au comité social d’administration – CSA de l’administration centrale
du 19 février 2026
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La CFDT-CULTURE réaffirme qu’elle ne s’oppose pas par principe aux évolutions de l’organisation du travail. Mais celles-ci ne peuvent être acceptées que si elles constituent de réelles avancées, concrètes et mesurables, pour les agent·e·s.
Toute transformation doit d’abord améliorer les conditions de travail, garantir le respect des personnels et donner aux services les moyens d’exercer pleinement leurs missions. À défaut, il ne s’agira pas de progrès, mais de régressions que nous combattrons.
Cependant, nous devons souligner que les transformations perpétuelles, telles que celles observées depuis la mise en place de la RGPP, ont épuisé les agents sans apporter les améliorations attendues et affaibli le ministère et le service public de la Culture. Il est crucial que les réorganisations futures soient conçues en étroite collaboration avec les agent.e.s, dans le respect du dialogue social et qu’elles répondent véritablement à leurs besoins et à ceux du service public.
Les points à l’ordre du jour de cette séance :
1. Réorganisation de la direction générale de création artistique-DGCA : les textes réglementaires encadrant l’organisation de la DGCA manquent de clarté et ne décrivent pas de façon adéquate l’activité de ce service : cette difficulté de lisibilité induit un manque de transparence pour les agent.e.s et les publics.
Une réorganisation est proposée, mais elle semble avoir été construite plus par opportunité que par nécessité. Il est essentiel de repenser cette réorganisation en lien direct avec les agents et leurs missions ainsi qu’avec les représentant.e.s du personnel.
2. Création d’un centre de gestion financière-CGF : la CFDT-CULTURE considère que les groupes de travail sur la création du CGF se sont très bien déroulés et qu’un travail de qualité a été mené pour présenter les enjeux et les modalités du changement. L’impact de cette transformation est important et les agents doivent pouvoir exercer leurs missions dans les meilleures conditions.
Des garanties sont attendues concernant les fiches de postes, les fiches financières, le transfert des agents et les retours de détachements. Un suivi ultérieur est demandé pour les agents restant au département de la réglementation et de la performance financière-DRPF (ex-bureau de la qualité comptable-BQC).
3. Travaux du CSA et de la formation spécialisée : il est important de noter que le planning des groupes de travail jusqu’au 17 octobre 2026 est trop conséquent et risque de mettre en péril le travail des organisation syndicales à l’horizon des élections professionnelles de décembre 2026.
À partir de 2027, il est nécessaire de mettre en place une véritable politique de prévention, incluant la santé, le handicap, la sécurité, les risques psychosociaux-RPS et les violences et le harcèlement sexistes et sexuels-VHSS.
Les impacts importants du numérique sur les agents doivent également être pris en compte et donner lieu à une politique partagée et à un déploiement spécifique adapté.
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