8 mars : faire de l’égalité une réalité pour toutes au ministère de la Culture
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Alors que dans de trop nombreux endroits du monde les droits des femmes sont réprimés dans la violence, le 8 mars est plus que jamais une journée de mobilisation. Une journée pour regarder la réalité en face et agir pour la faire changer, en se mobilisant massivement pour réaffirmer que les droits des femmes ne sont pas un affichage vertueux mais une impérieuse nécessité.
Une journée pour regarder la réalité du travail et agir pour la transformer.
Notre ministère porte les valeurs fortes, humanistes et universelles de l’émancipation par la Culture. Il se doit d’être exemplaire et d’être un modèle inspirant pour toutes et tous. Au ministère de la Culture, les femmes sont partout : dans les musées, les bibliothèques, les écoles d’art, les services administratifs, les équipes scientifiques et techniques. Elles font vivre au quotidien le service public de la culture.
Faute de véritable volonté de la part de notre ministère, la négociation réclamée par l’intersyndicale Culture pour un accord sur l’égalité professionnelle, ambitieux et générateur de nouveaux droits, a fait pshiiit !
C’est pourquoi la CFDT-CULTURE réaffirme plus que jamais que l’égalité professionnelle n’est pas accessoire mais un impératif de justice sociale.
Pour preuve, des outils existent pour mesurer les inégalités : l’Observatoire de l’égalité dans la culture et la communication, l’index de l’égalité professionnelle, les plans d’action obligatoires dans la fonction publique. Les constats sont connus. Mais les agentes continuent de vivre des écarts de rémunération, de carrière, un accès encore inégal aux responsabilités, une santé spécifique ignorée, une exposition plus forte à la précarité et des difficultés persistantes pour concilier vie professionnelle et vie personnelle.
Pour la CFDT-CULTURE, le 8 mars doit être un moment d’action et de progrès réel.
Nous portons une exigence claire : faire de l’égalité professionnelle une réalité concrète dans les carrières, la santé et les conditions de travail.
Cela suppose :
• Un budget et des moyens à la hauteur des enjeux pour résorber les écarts salariaux ;
• Une transparence complète sur les rémunérations, les promotions et les déroulements de carrière ;
• Un accès réellement égal des femmes aux postes d’encadrement et de direction ;
• La réduction effective des situations de précarité qui touchent davantage les agentes ;
• Prendre en considération la santé des femmes, tout au long de leur vie ;
• Des moyens renforcés pour prévenir, signaler et sanctionner les violences sexistes et sexuelles ;
• Une organisation du travail qui permette réellement de concilier vie professionnelle et vie personnelle ;
• Un dialogue social exigeant, avec des objectifs mesurables et suivis dans le temps.
Un ministère qui porte l’émancipation par la culture doit être exemplaire dans son fonctionnement interne. L’égalité ne peut pas rester un principe. Elle doit se traduire dans les faits.
Le 8 mars, la CFDT-CULTURE sera aux côtés des agentes et des agents pour défendre une conviction simple :
L’égalité ne se mesure pas seulement, elle se vit. Et elle se construit par des droits effectifs, des carrières équitables et des décisions concrètes.
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