Château d’Angers : Stop au sous-effectif aggravé !

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Paris le 27 avril 2026

Billetterie-boutique effondrement des effectifs, épuisement des agents :

Le 8 avril 2026, l’intersyndicale CGT-CFDT-SUD a saisi la Présidente au sujet du sous effectif permanent de la billetterie-boutique du château d’Angers et du refus persistant de la direction des ressources humaines de remplacer les postes supprimés.

En réponse à cette saisine, la direction générale reconnaît que la billetterie-boutique « pâtit de difficultés de fonctionnement ». Elle accorde le remplacement d’un agent en temps-partiel, en anticipant son départ à la retraite pourtant non encore acté. Dans les faits : aucune création de poste, deux postes toujours manquants, le sous-effectif reste et restera.

C’est pourquoi l’intersyndicale CGT CMN, CFDT-Culture, SUD Culture dépose un préavis de grève reconductible pour les agents du château d’Angers couvrant la période du 2 mai au 30 juin 2026.


Sacrifier les repos, les congés pour assurer l’ouverture, ça suffit !

De 7 caissiers-vendeurs en 2017 à 4 aujourd’hui présents sur site, l’équipe se réduit encore plus les week-ends à 1 caissier et 1 vendeur. Au château d’Angers, la billetterie et la boutique sont éloignées l’une de l’autre ce qui nécessite un effectif propre à chacune de ces activités. Depuis des années, les agents pallient le sous-effectif chronique en déplaçant leurs repos hebdomadaires, leurs congés voire en les annulant…

Pour le service accueil-surveillance le constat est identique

De 11 agents d’accueil et surveillance en 2016 à 8 aujourd’hui sur site, il manque donc 3 agents. La réduction de l’effectif ne permet plus d’assurer les missions premières du métier : l’accueil, la sûreté et la sécurité des personnes et des biens classés à l’UNESCO. Ce souseffectif entraîne aussi la perte de visites commentées (passées de trois à une par jour).

Les postes manquent pendant que l’activité du château explose.

Pourtant la direction assure que l’effectif global est resté constant ces dix dernières années au château d’Angers. De qui se moque-t-on ? Certes des postes ont dû être redéployés sur de nouvelles missions dues à la stratégie du développement du CMN. Cependant, cela s’est fait au détriment des métiers de l’accueil que ce soit en billetterie-boutique ou en accueil surveillance.

Le CMN exige des monuments un accroissement des chiffres avec moins de moyens humains.

Depuis 2017, la fréquentation du château d’Angers a augmenté de 48% (passant de 219 500 visiteurs à 324 000 visiteurs) ; le chiffre d’affaires en boutique s’est accru de plus de 50% (passant de plus de 379 000 € à 576 220 €) ; les effectifs eux, ne cessent de diminuer. Les collections s’enrichissent, le circuit de visite s’agrandit, le périmètre d’entretien également, les missions d’accueil et de médiation demandent aux équipes plus de professionnalisation : « Vigipirate niveau urgence attentat », scan de la e-billetterie, surveillance d’un patrimoine classé à l’Unesco… Insuffisance des moyens humains, conditions de travail dégradées : cette situation est très mal vécue par les agents de la billetterie-boutique comme par ceux de l’ensemble du monument. Une situation qui impacte la santé et la vie personnelle des agents.

Attachés à leur monument, investis dans son développement, les agents du Château d’Angers demandent à la direction du CMN :

1) Le remplacement des 2 caissiers-vendeurs

2) La garantie de remplacement suite au prochain départ en retraite d’un caissier vendeur

3) Le remplacement des 2 postes en accueil et surveillance

4) La garantie de remplacement du prochain départ en retraite de l’agent d’accueil et surveillance

5) la création d’1 poste en jardin-maintenance

5) la garantie d’un socle minimal de vacations pour les services : billetterie-boutique, accueil et surveillance, jardin-maintenance

6) La reconnaissance financière des visites commentées.

Sans obtention de moyens humains supplémentaires, Les équipes du monument ne seront plus en capacité d’assurer leurs missions. L’équipe billetterie-boutique, quant ’à elle, refusera désormais toute modification de planning pour assurer l’ouverture soit de la boutique, soit de la billetterie, notamment les week-ends.

Cette situation dégradée n’est plus acceptée par les agents du château d’Angers qui s’apprêtent à se mobiliser y compris par la grève pour améliorer leurs conditions de travail. La mobilisation des agents n’est pas dirigée contre les visiteurs bien au contraire. Elle vise à défendre un accueil digne, humain et durable tout en assurant la préservation d’un patrimoine majeur.


Communiqué de presse : CFDT-CULTURE – CGDT-CULTURE – SUD CULTURE


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